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The Bourne Ultimatum (La vengeance dans la peau)

28 Décembre 2013, 18:31

 (2007, de Paul Greengrass)

(2007, de Paul Greengrass)

Dès les premières secondes, The Bourne Ultimatum s'annonce comme un film d'action hors du commun. Une séquence pré-générique reprend l'aventure juste où The Bourne Supremacy l'avait laissé : à Moscou, le héros est traqué par la police et se réfugie dans une pharmacie. Au lieu de faire monter la tension progressivement, le réalisateur démarre sur les chapeaux de roue. Le risque serait donc qu'on se lasse, si la suite n'est pas à la hauteur. C'est tout le contraire qui se passe : Ultimatum ne fait que monter en intensité jusqu'à la fin. 

D'abord, une séquence dans la gare de Waterloo à Londres, éblouissante de maîtrise. Puis, après quelques péripéties entre Paris et Madrid, une poursuite sur les toits de Tanger qui s'achève sur un affrontement brutal, sans musique ; puis, pour terminer en beauté, le retour du héros à New-York, sur les traces de son passé, qui n'en finit pas de prendre ses adversaires à leur propre piège. La montée d'adrénaline du héros n'a d'équivalent que dans les frissons qui saisissent le spectateur, happé dans ce film à l'énergie incroyable.

La BO participe énormément à créer cette ambiance unique. L'esthétique est elle aussi peaufinée, dans les tons bleutés et froids d'un monde moderne très inquiétant. Même la séquence à Tanger, en plein soleil, se ressent de cette froideur des décors, digne de Michael Mann.

(The Bourne Identity, 2002, de Doug Liman)

(The Bourne Identity, 2002, de Doug Liman)

Le premier de la série, The Bourne Identity est un très bon film d'action, plus posé, où le suspens est bâti petit à petit, dans un style qui offre une bonne transition entre les films d'espionnage des années 80-90 et le renouveau du genre que ce film a inauguré. Matt Damon incarne un Jason Bourne plus jeune, plus souriant (alors que, au fil des épreuves qu'il subit, il ne cessera de s'endurcir).

 

Le deuxième épisode, The Bourne Supremacy voit arriver Paul Greengrass derrière la caméra. Alors qu'il est parti à l'autre bout du monde, Bourne est attaqué par des agents de la CIA, [spoiler] afin de porter le chapeau pour un dirigeant véreux de l'Agence. Quelques bonnes scènes font que l'ensemble se laisse regarder avec plaisir. Très bonne course-poursuite en voiture dans Moscou, qui s'inscrit dans la tradition de Bullitt, mais en passant cette fois la cinquième vitesse !

 

Cette trilogie dans son ensemble, et le troisième film en particulier, marque une étape dans l'histoire du film d'action. La preuve en est que Bourne a été plusieurs fois imité, mais jamais égalé. Ainsi le 22ème James Bond, Quantum of Solace, qui singe à plusieurs reprises le style de Paul Greengrass : mais là où la caméra de ce dernier impose un rythme haletant à la course de Bourne, celle qui suit James Bond est maniée de façon brouillonne. Les combats sont gratuits, mal amenés ; le tout paraît forcé, fait dans l'urgence pour profiter du succès du tueur amnésique.

(The Bourne Legacy, 2012, de Tony Gilroy)

(The Bourne Legacy, 2012, de Tony Gilroy)

The Bourne Legacy (2012, de Tony Gilroy) pâtit nécessairement de la comparaison avec les autres films. Il était impossible de retrouver le niveau d'Ultimatum. Néanmoins, Jérémy Renner n'a pas à rougir de figurer dans ce 4e volet épisode, où il incarne un autre assassin issu du même programme spécial que Bourne, et dont la CIA a décidé de se débarrasser. Legacy renoue avec un style solide, plus posé. Très bonne séquence de tuerie dans un laboratoire. Le scénario ne réserve pas tellement de surprises mais on passe un bon moment. 

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