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White Men Can't Jump (Les Blancs ne savent pas sauter)

17 Janvier 2014, 18:26

(1992, de Ron Shelton)

(1992, de Ron Shelton)

Ce film évoque pour moi des souvenirs bien précis. Je me souviens que lorsque je voyais la K7 de ce film chez le loueur du centre commercial où nous allions presque tous les mercredis (ce devait être vers 1993, j'avais 12 ans à l'époque), j'étais fasciné. Les Blancs ne savent pas sauter, c'était pour moi le summum du film trop cool : du basket de rue, de l'arnaque, des voyous, et surtout, surtout, des Nike pump ! C'était un film pour les grands, un truc incroyable...

Le temps a passé, et j'avais toujours gardé dans un petit coin de ma tête l'idée de voir ce film. Quand je me suis enfin décidé à le louer (vers 2008), c'était donc pour satisfaire un rêve de gosse, tout en m'attendant à une déception sévère. Par exemple, en revoyant quinze ans après Un prince à New-York, avec Eddie Murphy, je m'étais ennuyé alors que j'aimais beaucoup ce film à l'époque. (D'ailleurs, que se passerait-il si je revoyais aujourd'hui Ghost avec Patrick Swayze, les films des Tortues Ninjas ou SOS Fantômes ?...)

White Men Can't Jump (Les Blancs ne savent pas sauter)

Hé bien, White Men Can't Jump ne m'a pas déçu, bien au contraire ! C'est un très bon petit film. Il offre tout ce qu'on peut attendre : de  scènes de basket, dynamiques sans être over-the-top, des arnaques, des bons dialogues et des retournements de situations. Tout fait furieusement (et délicieusement) années 90, les gros shorts, les tags, le hip-hop, les vannes et les insultes. Le film réserve de bonnes surprises : les deux héros, joués par Wesley Snipes et Woody Harrelson, ne sont pas si stéréotypés (même si, au départ, le premier joue le caïd Noir et l'autre le grand dadais Blanc), leurs copines respectives ne sont pas de simples potiches. Bref, White Men Can't Jump, vingt ans après, a bien vieilli.

Cela est sans doute dû au fait qu'il y a dans le film une certaine légéreté et une intelligence du propos (le réalisateur ne tombe pas dans le travers de surjouer le côté "film de rue" pour être racoleur). Sans parler de plusieurs répliques d'anthologie : "Toi tu es Blanc. Jimmy [Hendrix] tu peux l'écouter, mais tu ne peux pas l'entendre !" "Tu peux mettre un chat au four, mais ça n'en fait pas un gâteau !"

C'est donc fièrement que je compte ce métrage parmi mes films-cultes -d'autant plus depuis que j'ai appris que c'était l'un des préférés de Kubrick !

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