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Star Wars, Episode III : Revenge of the Sith

13 Juillet 2014, 12:18

(2005, de George Lucas)

(2005, de George Lucas)

Alors que la guerre contre les Séparatistes fait rage, le général Grievous parvient à enlever le chancelier Palpatine en plein milieu de son palais ! Obi-Wan et Anakin sont chargés d'aller le délivrer, en forçant le blocus des Séparatistes contre la capitale...

 

Il aura fallu attendre ce troisième épisode pour revenir à un niveau digne de la saga. La revanche des Sith est même globalement un bon film. Je me souviens que la bande-annonce était vraiment parfaite, et le film n'a pas déçu. Je le mettrais au même niveau que l'épisode VI. Le premier plan est une reprise inversée du célèbre début de l'épisode IV : dans celui-ci, nous étions écrasés par le passage d'un destroyer stellaire ; ici, nous surplombons un vaisseau, avant de voir arriver les chasseurs des deux Jedi puis de plonger en plein milieu de la bataille. Dès le début, le rythme est pris et ne faiblira plus jusqu'à la fin. Lucas a osé tué Dooku dès le début et c'est une bonne chose : on sent que peu à peu une époque se termine. Pas de scène inutile, pas de temps morts, c'est du vrai bon Star Wars. La preuve étant que Jar-Jar Binks n'apparaît que dans un seul plan à la fin... 

 

Voir les Jedi se faire soudain massacrer a quelque chose de poignant quand on aime cet univers. Et il n'est pas si fréquent que Lucas réussisse une scène chargée en émotions...

Le duel final entre Obi-Wan et Anakin, tant attendu par les fans, est paroxystique, mais pour bien insister -dès fois qu'on n'aurait pas compris- Lucas a sorti l'artillerie des gros effets spéciaux. Il en use et abuse, avec des explosions volcaniques de partout. Il surcharge et en fait des tonnes.

Obi-Wan est quant à lui devenu un excellent personnage. On sent que l'influence de son élève Anakin a été bénéfique. Il a cessé d'être toujours en retrait, sur la défensive, et ose se lancer dans la mêlée. Les trois ans passés à guerroyer dans toute la galaxie lui ont visiblement profité. J'aime particulièrement le moment où il saute au milieu des troupes de droïds de Grievous, et la façon qu'il a d'achever ce dernier sans pitié. En le voyant joué par Alec Guiness, on n'aurait pas cru qu'il avait eu une jeunesse si ardente !

Le personnage de Grievous est intéressant, mais participe aussi d'une certaine surenchère dans le sabre-laser : un seul dans la trilogie originale, un double-sabre dans l'épisode I et ici, quatre sabres...

Autre remarque : Darth Vader apparaît comme une synthèse des trois méchants de cette trilogie : la violence brute de Darth Maul + le côté sombre seigneur de Dooku + la dimension machine à tuer les Jedi de Grievous (et la respiration difficile...).

Star Wars, Episode III : Revenge of the Sith

Mais le grand vainqueur de cette trilogie est peut-être... Samuel Jackson ! Il a un rôle desecond plan dans le premier épisode, puis gagne en importance face à Dooku (il avait obtenu le droit d'avoir un sabre laser unique, de couleur violette), et ici, acquiert une stature tout à fait centrale. Il avait d'ailleurs menacé de ne pas participer à cet épisode, sachant que son personnage devait mourir. Il a accepté à condition que Mace Windu ne meure pas "like some punk" ! Sa fin sera indéniablement épique. Une fois encore, il a pu jouer un badass motherfucker comme il sait si bien le faire...

 

Avec cet épisode III, Lucas a osé faire un film noir et violent, très loin des niaiseries des deux premiers. Le film prend également une dimension politique, relative, dans le contexte de l'époque, aux restrictions publiques du Patriot Act promulgué aux USA à la suite du 11-Septembre, signe d'une certaine maturité de la part de Lucas. 

Il a établi un nouveau standard pour les blockbusters (comme il l'avait fait déjà avec la première trilogie) : la fusion quasi-parfaite du film et du jeu vidéo. Les grosses productions actuelles en sont toujours tributaires, me semble-t-il. Je me souviens que dans les années 90, on s'émerveillait des images de synthèse, et certains prédisaient la disparition des films avec acteurs. Comme souvent ceux qui prévoient l'avenir, ils se sont trompés. Les acteurs n'ont pas disparu, mais jouent de plus en plus devant des fonds verts...

 

Il reste à espérer que la nouvelle trilogie réalisée par J.J. Abrams arrive à se tenir au niveau de cet épisode. Retrouver le souffle épique de la trilogie originale serait sans doute trop demander, mais à tout le moins, on peut exiger trois blockbusters bien faits, en espérant des personnages pas trop lisses et une intrigue un peu fouillée.

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