Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

John Wick Parabellum

21 Octobre 2019, 23:18

(2019, de Chad Stahelski)

(2019, de Chad Stahelski)

John a eu une semaine difficile. D'abord la mafia russe l'a cambriolé et a tué son chien. Il s'est vengé d'eux. Ensuite, il a dû éponger une dette d'honneur envers la mafia italienne. Et maintenant, John a été excommunié du syndicat des assassins. Avec une prime de 14 millions de dollars sur la tête, il se retrouve avec tous les tueurs de New-York après lui...

 

Ce troisième épisode est dans la bonne continuité des deux premiers. Esthétiquement, on retrouve la même touche "retro new wave" : le verre et autres surfaces transparentes, les murs d'eaux, les couleurs aux néons, les motifs de flammes et de vagues etc., tout ce qui rend les lieux de combat presque irréels, et que l'on avait déjà cela dans les deux premiers.

De plus, on ne sera pas épargné par quelques dialogues inutiles et déjà entendus 1500 fois durant les dix dernières années, comme : 
- Fais ce que tu sais le mieux faire, John...
- Quoi ?
- ... chasser. 
Qu'est-ce que John attendait d'autre comme réponse ? Improviser un haïku ? Accorder un violon ? Démonter un carburateur ? ...

On va mettre ça sur le compte de la fatigue (du héros et des scénaristes...). Scénaristes qui ont un peu développé l'histoire du héros, mais pas beaucoup sa personnalité. 

 

Des combats toujours très bien chorégraphiés, où le héros affronte à la chaîne des dizaines d'hommes de mains. Rien de vraiment neuf, mais l'action se suit toujours avec plaisir. C'est tout un art de réussir une scène de bagarre. L'action doit être nerveuse sans être confuse. Elle doit être assez chorégraphiée pour être lisible mais pour qu'on y croit, elle doit sembler spontanée. Si les cascades et les mouvements sont trop répétitifs, on se lasse, et si l'ensemble est trop varié, on n'y croira pas plus. De même enfin pour la longueur : le combat contre des sbires de base peut être court, mais face à un ennemi plus redoutable, comme un boss dans un jeu vidéo, on s'attend à un affrontement plus long -règle tacite subvertie de façon géniale par Kurosawa dans Sanjuro.

 


Dans ses meilleurs moments, Parabellum offre quelques plans longs avec des enchaînements de coups secs et brutaux. Il n'y a alors pas besoin de musique pour rendre la scène trépidante artificiellement. John n'a pas fini de courir et de dézinguer des mafieux, alors vivement le n°4 ! 

John Wick Parabellum
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
commentaires

Haut de page