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Tenet

13 Avril 2021, 17:28 Boucles temporelles Le braquage parfait

(2020, de Christopher Nolan)

(2020, de Christopher Nolan)

Des terroristes venus du futur sont capables d'inverser le sens d'écoulement du temps. Ils remontent à notre époque pour provoquer la destruction du monde. Un agent spécialisé dans les prises d'otages est recruté par une organisation secrète, Tenet, pour combattre cette menace. 

 

Le film souffre de plusieurs contradictions propres à Nolan, qui étaient déjà visibles dans Interstellar : proposer de la science-fiction "dure", avec des héros tournés vers l'efficacité, et tenter de créer des émotions, au sein d'un univers technologique "dur". Ici, le scénario s'appuie sur des notions scientifiques très pointues, telles que la loi de la thermodynamique ou l'entropie (et l'entropie inversée, s'il vous plaît). Une scientifique jouée par Clémence Poesy (équipée d'une blouse et de gants en caoutchouc verts très seyants) nous les explique dans une scène d'exposition. Mais tantôt Nolan veut nous faire une conférence TED de physique, tantôt il nous dit de ne pas trop chercher à comprendre et de nous laisser porter par le récit. Il faudrait savoir. 

 

Comme toujours chez Nolan,il faut de l'action sans répit ni repos. Et il est vrai qu'il propose des séquences visuellement impressionnantes, comme celle dans la zone franche de l'aéroport, où deux lignes de temps se croisent, l'une qui avance, l'autre qui remonte ; concrètement, le héros se castagne contre un ennemi qui remonte le temps depuis le futur. Une autre scène de poursuite sur l'autoroute, avec des voitures et des conducteurs "inversés", demanderait deux ou trois visionnages pour comprendre ce qui se passe. De même, la scène d'assaut final avec les deux équipes de soldats qui prennent l'ennemi dans une tenaille temporelle.

Kenneth Brannagh est très bon en chef terroriste : s'il était seulement manipulateur et sans pitié, il serait un méchant classique de James Bond ; mais il est de plus aigri, vieilli, ce qui lui donne un côté pitoyable plus intéressant. Elizabeth Debicki, qui joue sa femme, s'en sort également bien, entre fragilité et dureté. 

Tenet

Si seulement les méchants pouvaient nous donner leur machine à inversion d'entropie, pour remonter le temps jusqu'aux grottes de Wuhan et tuer la chauve-souris et le pangolin avant qu'ils ne nous transmettent le covid !

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